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Au café hollandais

C’était à Olsteurwijk
Au pays hollandais
Un café en brique
Où le temps s’attardait

Les bougies sur les tables
Donnaient au mobilier
Une beauté de retables
Un regard familier

Tout parlait en secret
Les verres par leurs reflets
Les vieux livres discrets
Et un trousseau de clés

La dentelle pendue
Dévoilait à moitié
Dans l’heure suspendue
Des blancs fils d’amitié

Les habitués assis
Disaient mezza-voce
Des souvenirs d’amis
Sur un ton détaché

La paix s’installait
Dans le jour irisé
Et dans le corps s’écoulait
Un bonheur tamisé

C’était à Olsteurwijk
Où le temps s’arrêtait
Un café mirifique
Éclat éternité

© Patrick Naudin-Mac Auliffe
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